Un petit blog en construction, avec les étapes du Tokaido de Hiroshige reconstiuées à partir du Tokaido vertical fait en collaboration avec Kunisada.
ANDO HIROSHIGE (Deux pinceaux) Voici le mini blog d'un passionné d'Hiroshige, qui possède une petite collection depuis sa lointaine jeunesse et ne s'en est jamais dépris. Ce blog, qui n'intéressera guère que des amateurs aussi passionnés et curieux que...
A pic A force de te pencher au-dessus du vide, tu t'es depuis longtemps habitué au vertige qui miniaturise les maisons dans la vallée... Quelques haillons de neige ont accroché l'ombre bleue des sapins et des rochers. Un mince torrent noir, plus bas,...
Skogsrået . Le vent me parlait de la nymphe des bois dont les petites dents mordaient dans les grappes sauvages De temps à autres son manteau d'écorce s'écartait sur la blancheur de son corps nu d'adolescente Car elle était sans doute un jeune tremble...
Cocoon Dehors triste pluie Mais aucun vent pour l’abattre Moi, toi, la maison ! 3/11/2009 Le bleu des fumées S’élève des feuilles mortes Mes brouillons brûlés. Vignobles Où est le flacon ? Ces vagues de vignes rouges C’est la mer à boire ! Correspondances...
Déception Au trente Novembre Disparus les amis d'hier Sentiments fugaces Bon sens Avions dans le ciel Le V des oies sauvages Vole en sens contraire Poète invisible Dans la nuit chuchote Un amoureux de la lune Le vent dans les feuilles ! Ciel nocturne...
La feuille à mes pieds Ce rouge poème à terre enchante la boue ! Un vent froid revient Son odeur de neige pure Jusque dans ma soupe... Nous aussi devrons Un jour traverser la mer Dernière hirondelle Cieux molletonnés Qui se prélasse là-haut ? Ici l'aube...
Ce qui surprend souvent le lecteur nouveau de Haikus, et Tankas, c'est la brièveté de la forme. Le laconisme étant une vertu militaire, on peut supposer que les sociétés fortement hiérarchisées y ont recours naturellement, celle du Japon du temps de BASHÖ...
Avril Quand le V des oies Se pose sur son reflet Le lac reprend Vie Ivresse poétique Puisqu'on l'y entend à présent buvons la mer dans ce coquillage Immature Ô lune bombée Tu m'as laissé sur les lèvres Le lait de l'enfance Marée d'été Frêles coquillages...
Equilibriste Seul sur son fil noir Se croit cousin de l'épeire Le poète en juin Littérateurs Comme ils se querellent Au printemps les passereaux Sont-ils immortels ? Août Mer de pain rêvé Le soleil et le vent blutent La houle des blés Brumes Ce soir :...
Aux poètes Cols-verts sur l'étang En voulant gober la lune Attrapent des vers Sans traces Neige immaculée Quel froid jusque dans les cœurs Quand reviendrez-vous Libre comme l'air Attrape l'oiseau Ses trilles dans les roseaux Narguent l'horizon Brouillard...
Un matin parmi d'autres . Le premier oiseau – hier, alors que s'amorçait l'aurore d'août. Silence réveillé par un petit flûtis cuivré qui peignait d'une touche d'or le sommet des pins... . Tout le paysage, que l'ombre de la nuit laissait émerger à regret,...
Improbable retour . Reviendras-tu le soleil en plein visage du fond de l'avenue du couchant ? Sereine, les traits simplifiés par la lumière, ardente de visage comme si l'amour t'attentait... . Pour moi la beauté en revanche est devenue inaccessible. Adieu...
Ce que c’est vivre . « Vivre » disions-nous mais le vent étouffait nos paroles Le cerisier en fleur trônait parmi les herbes folles Un éternel buzard cherchait des cercles dans le ciel La rose bourdonnait d’une insistante mouche à miel . Moi j’ignorais...
. Je pense à vous poètes . Ce soir je pense à vous poètes qui veillez à droite de la lampe jusqu'à l'heure où la nuit elle-même s'éteint solitaire dans la vitre embuée d'une froide émotion tandis qu'un prurit de lumière irrite l'entre mer et ciel Je vous...
. Chevalier aboyeur . L’oeuf tacheté de greenshank qu’on trouve, en été, par quatre au nid des herbes, sur les rives des mers nordiques, son jaune de Naples pâle, contrasté de diverses tachetures auburn, séduit… . Il pourrait passer pour un galet aux...
Exil prochain . Chantons chantons les harpes du vent le froncement des cordes velues des pins l'essor froufroutant des subites colombes et nos délires au sein du temps qui passe . Si peu de temps nous reste à nous aimer ! Chiches les cigales nous comptent...
Poèmes du VOILIER PENCHANT. . Une seule vie . En guise de commencement évoquons une planche une planche de sapin mince du genre qui sert mettons à découper les tables d’harmonie des guitares Ensuite le hasard nous offre avec sa spontanéité habituelle...
SOUS GRÉEMENT DE FORTUNE . Si triste est la beauté . Si triste est la beauté à visage de lune penchée sur l’insensible humanité avec compassion Soleil devant soleil de vent - et l’espace bleu dont l’éternité fleure la lavande ! . Que nous contourne la...
Le pas lent et pensif . Le pas lent et pensif entre les facettes du matin d'où lui reviennent les échos piétinants d'une armée le condamné s'essaie au nouveau labyrinthe suivant sur le sol blanc une piste indéchiffrable . Par les grilles des domaines...
Fin d'été Desséchée au bord Du sentier une cigale Mais la fourmi passe... Mai Cerisiers en fleur Deux colombes sur la branche Quel bruyant silence !
La vieille maison Au jardin pendent deux figues Gouttes de soleil Cris des martinets cernant d'échos la maison Oh liberté d'Août
Le sous-bois doré Feuille à feuille offre à la terre L'or du temps qui passe Grenouille et rosée Au calice de l'arum Petit Bouddha vert Soleil matinal Sur les toiles des épeires Galaxies fragiles
Courrier Soleil froid pensif Tu lis des lettres d’amis Lointaine jeunesse Trésor Lune ronde au ciel Dans la mer lune brisée Doublons engloutis Bredouille Jour gris et roseaux Le pêcheur lance sa ligne Pas même un nuage !
Campagne Village à l’automne Parmi vignes et labours Poignée de sel gemme Août Fleur de lis Mer sombre Elle penche hors de son vase Ma femme au balcon Déception Je suis revenu La neige avait étouffé Le timbre des cloches
Soleil de printemps Les feuilles se multiplient Un nouvel amour