Un petit blog en construction, avec les étapes du Tokaido de Hiroshige reconstiuées à partir du Tokaido vertical fait en collaboration avec Kunisada.
La nuit, son collier Cassé, cherche ses diamants Sur le lac glacé D'un coup de pinceau L'encre sur le papier se Change en coloquinte
Hara Ciel bas d'avant pluie Il crève le cadre des Nues le Fuji-San
Premiers froids Les monts dans la brume Comme une lanterne au vent La lune grelotte Lettre d’amour Papier de riz pâle La lune derrière un mont Billet dans la manche Matin d’hiver Odeur de pivoine Dans le jardin défleuri Ta joue est glacée
Février Le jour à nouveau Rallonge Au ciel un vol d’oies Passe Un an déjà ! Pleine lune La lune regarde Face éternellement triste Pauvre humanité ! Seul Secouant ma porte Le mistral voudrait entrer Où est mon amour ?
Reflets Lune dans le ciel Le fleuve en fait la monnaie Cent lunes dans l’eau
Surprise Neige dans la nuit Je sors Porche endiamanté Quel grand paysage Fin d’automne Au vent la dernière Feuille caresse la lune Qui ne tombe pas Vespertilions L’enfant au grenier Les saucisses suspendues Voleront ce soir
Du four le pot sort Fendu foudre éternisée Soulignons-la d'or La lune embrumée Mon sang chante à mes oreilles Grillon du silence Vent dans les bambous Que de vieux papiers froissés Espoirs de poèmes
Modernité Temple et Bouddha d’or Rien n’a changé excepté Une ville entière L’amoureux transi Miroir de l’étang Ah dans tes yeux me jeter En cassant la glace ! Fenêtre Suis-je de ce monde Thé fumant Tasse de bronze Brouillard des usines
Promenade Soleil d'automne Le vent sur tes lèvres cueille Des fleurs de buée Insomnie La lune embrumée cherche en vain les oies sauvages Froide solitude
Le roc en travers Intrigue les pèlerins Un présent des dieux ?
Chant du soir Faible rossignol Cime des rougeurs d’automne Courage flûté Equinoxe Visage serein Malgré la mer écumante Encore la lune !
Un pâle soleil D'octobre s'est attardé Ô rose d'hiver
Imago mundi Etang Les reflets Des nuages envahissent Les reflets du ciel
Nuit d’été Toute la mer naît D’une seule étoile qui La change en miroir
Montagnes d'automne Le grand cerf parmi les arbres Veut croquer la lune Rêvant de fleurs claires Comme au temps d'Hiroshige Glauque Sumida
Oiso Une pluie légère - Moi je ralentis le pas ! - fait briller la mer HAKONE Lac et pentes vertes Ruines de l'ancien volcan Fuji pur au loin
Avril Le pêcher en fleur Promesse étrange d’amour Roses fruits fendus
Cactus dans la nuit Gymnocalucium Sa vaste fleur blanche ouverte Quel silence ô lune Campagne L'aube sur les champs Oh millier de mufles roses Les vaches s'éveillent
Souvenir Le soleil levant Sur mon petit déjeûner L'ombre de mon père
I. Étrange soleil Une pie l'a décroché D'entre les nuées II. Trottoirs scintillants Chaque vitrine miroite Bruine de novembre III. S'il était de fleurs Le rouge des végétaux Quel fameux printemps !
La forêt cuivrée Les enfants sont tous partis Solitude exsangue
Pour voir le Tokaïdô "inédit", passer la série des Haikus... Les estampes se trouvent plus bas.
FUGACITÉ Sombre hiver – dis-les moi Tes poèmes de cristal Avant qu'ils ne fondent PRINTEMPS On dit que reviennent Les cigognes aux longs becs Que de nouveaux-nés !
Précoce Touffe de jonquilles Mais où sont les papillons Du jaune de Mars Au jardin La terre est si froide Que la pioche rebondit Meurs un autre jour ! Tempête Vent dans les bambous Dehors tout est emporté Noir d’encre et pinceaux
Ô floraisons blanches Jusqu'au verger de la mer L'élan du printemps ! La lune d'avril Tente d'esquiver ta pince, crabe de nuages... Suce les rosées Libellule du soleil Dans le champ de Mai